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Senoritas, don't follow him! Soon he will eat your hearts like cereals

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Localisation : entre les murs
Messages : 24
MessageSujet: Senoritas, don't follow him! Soon he will eat your hearts like cereals   Sam 5 Avr - 23:49


C. Stanislas Nielsen

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Prénoms ϟ Caliban Stanislas
Âge ϟ 18 ans dans 3 mois
Nationalité ϟ Danois
Année d’étude ϟ 6e année
Buggler ϟ Depuis qu'il a 15 ans
Bio Bug ϟ A fusionné avec des ciseaux


There's a boy who is so wonderful
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Il n'avait même pas prit la peine d'enlever son blouson, il s'était contenté de s'assoir dans le fauteuil en cuir blanc usé par tous les patients qui avaient bien pu s'y poser avant lui. Combien de personnes ont comme lui passé une heure chaque semaine dans ce cabinet cosy à 400 billets la parlotte ? Enfin, 400 billets... C'est pas comme si c'était lui qui les sortait de sa poche.

Il est très ami avec Reegan, 39 ans, la patronne du Marquee, un club fraichement ouvert et en vogue depuis deux mois désormais. Reegan, qui l'a retrouvé dans un sale état au détour d'une ruelle en rentrant du boulot, alors qu'il se faisait tabasser par un groupe de voyous. Reegan, qui s'en fait toujours trop et qui lui a payé les soins sans prévenir ses parents, à condition qu'il accepte d'aller voir un psy. Parce que quelque chose cloche. Il s'était fait matraquer ce soir là, certes. Mais il avait des traces de coups qui dataient d'une semaine, un mois, voir des cicatrices datant de plus d'un an. Il disparaissait souvent pour revenir dans un sale état. Et ici encore, on l'avait brisé. Il refusait de dire ce qu'il se passait à Reegan, alors elle l'avait envoyé parler à quelqu'un d'autre, en désespoir de cause.

Ça devait faire deux bonnes minutes qu'il était assis dans le minuscule salon aménagé de la vieille psychologue. Ils étaient tous les deux là, à se regarder dans le blanc des yeux. Avant qu'il ne brise finalement le silence.

- J'vais être franc, je sais pas quoi vous dire. Je connais pas la marche à suivre. J'suis sensé vous raconter des anecdotes stupides de mon quotidien pour qu'on les analyse ensemble, c'est ça ? C'matin j'avais grave envie de fraises, alors que c'est pas la saison. J'dois voir quoi la dedans ? Vous allez me sortir une réponse complètement high de psy j'en suis sûr. Comme quoi ça traduit ma frustration sexuelle ou quelque chose du genre.

En 30 ans de métier, elle en avait vu des drôles de personne. Mais en le voyant assis en face d'elle, avec son air désabusé et suffisant, elle se dit que Stanislas Nielsen allait lui donner du fil à retordre. Du haut de ses 17 ans il se donnait l'air d'être au courant de tout ce qu'il faut savoir sur la vie. En général lorsqu'elle dévisageait ses patients trop longtemps, ils détournaient le regard, cillaient un minimum. Mais pas lui. Sans avoir une carrure impressionnante -il ne devait pas dépasser les 1m80- il était élancé et bien proportionné. Cheveux d’un brun foncé qui partaient dans tous les sens, la longueur classique d’environ quinze centimètres difficiles à coiffer. Écarteur à chaque oreille. Il avait un visage aux traits fins d’une beauté troublante, doté d’un nez droit légèrement aplati et de jolies lèvres fines. Un tantinet blanchâtre, seuls ses yeux d’un vert tirant sur le bleu ressortaient de son visage pâle. La psy poussa un soupir.

- Alors, dîtes moi... pourquoi êtes vous ici ?
- Parce qu'on m'y a obligé.
- N'avez vous pas eu le choix ?
- Disons que c'est comme si on vous laissait choisir entre une balle en pleine tête et sauter dans le vide, on choisit l'option la moins douloureuse.
- Quelle option est la moins douloureuse pour vous ?
- Sauter dans le vide.
- Pourquoi ?
- J'sais pas. Probablement parce que c'est vous qui choisissez votre mort, l'instant où vous mettrez fin à vos jours. Vous avez le contrôle, même pendant quelques secondes. Je pense que vous ne vous sentez jamais aussi vivant que durant une chute libre, lorsque vous défiez la gravité une dernière fois.
- Vous avez le contrôle ici ?
- Je peux au moins tenter d'influer ma position, dire ce que je veux.
- Mais le résultat final reste le même n'est-ce pas ?
- En effet. Je suis obligé d'être ici.
- En voulez vous à ceux qui vous ont obligé d'être ici ?
- Non, il pensent que c'est pour mon bien et que ça va m'aider.
- Vous n'êtes pas de cet avis ?
- Je pense qu'ils font que se rassurer eux même.
- C'est pour cela que vous être ici.

Il se contente de répondre avec un sourire franc et assuré.
"Vous subissez un traumatisme et vous pensez d'abord aux gens autour de vous ? C'est un tableau inhabituel..
- Ils auraient jamais dû être au courant.
- Vous pensiez cacher cet événement toute votre vie ?
- Vous savez docteur, il y a deux choses dans lesquelles je suis doué. Le vice et le mensonge.
- Mais vous ne pouvez pas vous mentir à vous.
- Pourtant la personne à laquelle je mens le mieux, c'est moi.
- ... Parlez moi de vous.


That girls who see him cannot find back home
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- J'appartiens au nouveau millénaire. La Génération Y. Née entre la découverte du SIDA et le 11 septembre. Connue pour son effronterie et son narcissisme. La faute à qui ? Certains disent que c'est parce que nous sommes la première génération qui récompense le moindre gamin un peu arrogant. D'autres pensent que c'est la faute des réseaux sociaux qui nous permettent de montrer au monde entier ce qu'on a bien pu bouffer à midi. Mais ce qui semble le plus flagrant c'est l'engourdissement dont fait preuve le monde, l'indifférence à la souffrance. Je le sais très bien, j'ai moi même fait tout mon possible pour m'anesthésier. Le sexe, la drogue, l'alcool. Pour oublier la douleur. Pour oublier ma mère et mon enfoiré de père. Et le bahut, et tous les mecs que j'ai aimé et qui n'ont jamais été foutu de m'aimer en retour. Tous ceux qui ont fermé les yeux. Merde, j'ai été gang raped, et deux jours plus tard j'étais de retour en classe comme si de rien n'était. J'veux dire, ça a dû faire un mal de chien, pas vrai ? Y a des gens qui ne se remettent jamais de ce genre de chose, et moi mon dilemme ce jour là c'était de me dire "ok, va pour un whisky-Coca !".
- Donc vous trouvez cette réaction anormale ?
- Elle me désempare un peu. Mais aujourd'hui c'est une réaction tout à fait normale.
- ... Que s'est-il passé, Stan ? Que vous est-il arrivé pendant cette semaine où vous avez disparu de la surface de la terre, avant que Reegan ne vous retrouve en lambeaux dans cette ruelle ?

And the gigolos run like spiders when he comes
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Une semaine. C'est vrai. Ça n'avait duré qu'une semaine. Il avait effectivement disparu de la surface de la terre. Il avait passé une semaine sous cette terre, à étouffer dans le noir. Il avait cru devenir fou, pour de bon. Ce n’était pas la première fois qu’il le tenait à sa merci aussi longtemps. Il y a deux ans, il a dû passer trois semaines chez lui “pour les vacances”. Cet été là il avait eu des idées noires, il avait vraiment songé à tout arrêter. Plus la force. Mais il s’éloignait de la question. Que s’est-il passé ?

- On peut dire que je suis une sorte de nymphomane.

La psy tiqua légèrement, essayant de ne pas ciller. Elle avait en face d’elle un gamin arrogant et accro au plaisir de la chair, rebelle et fuyant sa famille qui doit sûrement juger son comportement “déviant”. Un gosse en pleine crise d’identité qui se cherche en jouant le séducteur et qui un beau jour, en sortant de la backroom d’un club hype, s’est fait choper et séquestrer par des voyous qui l’ont molesté sans répit pendant 6 petits jours, avant de le lâcher en pleine nuit dans la zone industrielle le 7ème jour.

- Je pense que vous tentez de masquer ce qui vous préoccupe en fréquentant tous ces hommes.
- Vous comprenez rien…

Elle ne comprend rien et elle a ce regard qui l’exaspère, cette attitude hautaine et cette distance qu’elle s’impose.

- Vous pensez que vous êtes là pour aider les gens, mais il n'y a que votre voyeurisme qui est assouvi dans cette pièce ! Vous nourrissez votre curiosité malsaine des problèmes des gens ! Oh ouais bien sûr, vous vous rassurez chaque soir d'avoir aidé Monsieur X à être un peu plus heureux, mais vous chérissez secrètement tous ses souvenirs et pensées glauques qui vous excitent ! Et ce que vous adorez, c'est qu'en nourrissant votre perversion, penser qu'ils seront reconnaissants de l'aide que vous leur apportez vous comble de joie. Le seul intérêt que vous voyez à ce que je peux cacher est de nourrir votre appétit. Pensez-vous qu'en parler m'aidera ? Oui quelque chose me hante ! Ça fait trois ans que ça me hante ! Et ce n'est pas deux heures par semaine en compagnie d'une vieille salope trop aigrie pour se rendre compte qu'elle a foiré sa vie qui m'aideront en quoi que ce soit ! Oui ce qui m'est arrivé est triste, ignoble, et bla, bla, bla ! Et après ? Vous ne pensez pas que j’y ai déjà réfléchi ? Savez vous combien d'heures je me suis déjà torturé pour savoir quoi faire ? La répercussion que cela aurait sur ma vie ? Sur ma famille ? Vous pensez que vous pouvez arriver sur votre superbe monture et passer pour ma sauveuse ? Mais vous faites tout le contraire docteur. À chaque fois que je viens ici, vous m'enfermez un peu plus dans l'enfer dont vous dites vouloir me sortir. C'est peut-être ainsi que vous fonctionnez, enfoncer pour mieux les sauver ! Quand vous saurez toute l'horreur de la pauvre vie de Stan, docteure, qu'allez vous faire ? Rien. Du moment que la nuit venue, vous puissiez baigner votre esprit dans le sordide. Vous voulez du piquant ? Du trash ? Un petit truc à vous mettre sous la dent pour vous satisfaire ? Cela vous fera-t-il davantage prendre votre pied que de vous faire fourrer par votre mari ? Vous mouillez rien qu'à l'idée d'entendre ce que je cache ?

Elle ne répond pas, le regard droit, malgré le fait qu’on puisse y lire un certain trouble.

- Alors c’est l’histoire de Stanislas, le benjamin de la famille, celui dont personne n’en a rien à foutre parce que son grand frère est studieux et parce que sa petite sœur est mignonne comme tout. Stan on l’aime pas parce qu’il est pas dans les normes, il répond pas aux critères, vous voyez ? Stan il a 15 ans et avec un pote ils s’amusent à vendre du rêve à des pervers pour les détrousser. Ça a commencé par hasard. Un gars, la quarantaine, vient nous aborder de manière désinvolte et nous demande si on veut le suivre chez lui, pour un “boulot”. On a 15 piges, on est pas cons. On fait mine de le suivre et puis pendant que le mec est sous la douche, on lui pique son fric et ses cartes bancaires. Et on a recommencé, recommencé. Sauf qu’un soir le mec qu’on veut plumer a pas de liquide sur lui, seulement un attaché caisse plein à craquer de came. On avait tenté de rouler un dealer. Ça lui a pas plu, vous imaginez. J’sais plus, c’est allé vite, il nous a menacé, il a cogné mon pote, j’allais me barrer en courant, au lieu de ça j’ai pris le premier truc que j’avais sous la main.

Il regarde ses mains, ou plutôt les symboles sur celles-ci.

- Ça devait faire un mois que j’avais mes bugs. J’avais pas l’intention de les utiliser un jour mais ça devait être sous le coup de la panique. Je voulais juste qu’il s’écarte et qu’il arrête de faire du mal à mon ami. J’avais des ciseaux dans la main gauche, j’avais peur alors je les serrais très fort. Et j’ai pas maîtrisé. Je l’ai entaillé en le poussant. Et il s’est pas relevé.

Une pause. Il s’était rassis correctement dans le fauteuil, contre le dossier, comme si il avait du mal à supporter le poids de son propre corps. Il avait l’air épuisé tout à coup. La psychologue croisait son regard mais n’y voyait rien, car il ne la voyait pas. Il se contentait de fixer le vide. Et tout à coup, il eut comme un déclic, il y eut comme une lueur.

- Je vous avais dis que le meilleur ami de mon père est chef de la police ? Ils se connaissent depuis le lycée. Alors quand je suis né mon vieux a décidé que ce serait lui mon parrain. Cet homme c’était mon modèle, la figure paternelle que j’ai jamais eu. Je pigeais pas..

Il déglutit, comme si il tentait de ravaler tous les mots qui ne demandaient qu’à sortir maintenant qu’il était lancé.

- J’ai fait partir mon pote et j’ai appelé mon parrain. C’était le seul qui pouvait m’aider, qui pouvait faire en sorte que ça se sache pas. Au début il a paniqué. Il me disait “tu penses que parce que je suis chef de la police je peux me payer le luxe de faire disparaître un corps ??”. Et j’lai supplié, je lui ai dis que je ferai tout ce qu’il voudra. Il m’a dit “vraiment tout” ? Et j’ai hoché la tête.

De violents frissons parcourent son corps, comme si il était victime d’un rejet, comme si son être ne voulait pas assimiler cette vérité. Il pensait qu’elle était une arme dont il se servait pour clouer le bec à cette vieille peau trop curieuse. Sauf qu’il s’était fait avoir.

- Personne n’est au courant. J’ai passé des heures à fixer la porte des chambres miteuses de ses motels paumés où il m’emmenait, j’ai prié Dieu sans relâche, que quelqu’un ouvre cette porte, nous surprenne. Personne.

Elle avait devant elle il y a quelques minutes un jeune homme agaçant mais assuré. Et désormais, il avait l’air d’un gamin abandonné et meurtri, laissé à son triste sort dans un monde cruel, arraché de force à l’enfance, couvert de séquelles. Légèrement voûté, Stan reste silencieux désormais, en train d’étouffer dans ses sanglots alors qu’il repense à cette semaine qu’il était sensé décrire à cette connasse de psy. Cette semaine où son taré de parrain était entré dans une colère noire lorsqu’il avait apprit que Stan avait fini plusieurs nuits chez d’autres hommes que lui et qu’il l’avait littéralement mit au cachot, enfermé dans cette cave sordide.

- Stan, vous.. si vous me laissiez vous aid…
- Vous comprenez rien.

Il essuie ses joues humides, se lève, et sort du cabinet étouffant en claquant la porte. Il pensait rejoindre Dolly et la bande, et reprendre sa petite vie tranquille d’étudiant.





'Cause he is Eros and he's Apollo
Pseudo ϟ Sam, Sésame, Macadam
Et l'âge ϟ 18 ans
Male, Femelle, où Capybara? ϟ Capybara
Comment tu as connu MP ϟ j'ai aidé à faire le premier thème tout pourri j'me souviens haha
Est-ce que tu aimes MP ϟ Non
Est-ce que tu aimes beaucoup MP ϟ Non, très fort
Personnage sur l'avatar ϟ Original par SWK



Once upon a time, I had somebody that I cared about... It was a partner. Somebody I had to look after. And in this world, that sort of shit's good for one thing: Gettin' you killed.
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MessageSujet: Re: Senoritas, don't follow him! Soon he will eat your hearts like cereals   Dim 6 Avr - 17:04
Heeeu, Sam, je te kiffe, toi. ♥
T'sais que j'ai un perso sur Bully, il est danois AUSSI, et son nom c'est Nielsen AUSSI ?! O__O
Du coup ou fait quoi, c'est l'oeuvre du destin, un  pur hasard, ou on s'fait une RS ? :'DDDD


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MessageSujet: Re: Senoritas, don't follow him! Soon he will eat your hearts like cereals   Dim 6 Avr - 19:40
Mi' m'a expliqué !
J'aime bien l'idée, on dit qu'ils sont cousins~
Pour le moment on écrit l'histoire chacun de notre coté et on voit comment on relie les deux kay ?


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MessageSujet: Re: Senoritas, don't follow him! Soon he will eat your hearts like cereals   Dim 6 Avr - 20:56
Ça me va, moi c'est fait !
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MessageSujet: Re: Senoritas, don't follow him! Soon he will eat your hearts like cereals   Sam 12 Avr - 9:59
Le paragraphe "J'appartiens au nouveau millénaire." est bandant, just sayin'
+ La Breeze = LA BASE
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MessageSujet: Re: Senoritas, don't follow him! Soon he will eat your hearts like cereals   Sam 12 Avr - 12:32
C'est NOTRE paragraphe ouess.



Once upon a time, I had somebody that I cared about... It was a partner. Somebody I had to look after. And in this world, that sort of shit's good for one thing: Gettin' you killed.
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Localisation : Aux culs derrière l'église !
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MessageSujet: Re: Senoritas, don't follow him! Soon he will eat your hearts like cereals   Sam 12 Avr - 18:29
Putain c'est bandant, j'ai trop hâte de lire la suite ! *QQQ*


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MessageSujet: Re: Senoritas, don't follow him! Soon he will eat your hearts like cereals   Sam 19 Avr - 2:15
... kzjdnjznejfzneinbijbfj STAN ;AAAA;

BLBLBL


The plants have died, My hair has grown, From the thought of you Coming home
Cuz it ain't easier Waking up at dawn To find I lost my crown
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Senoritas, don't follow him! Soon he will eat your hearts like cereals

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